L'apiculture en Belgique | A la demande de l’Union européenne, le Ministère de l’Agriculture, aidé par les associations apicoles belges, a récemment réactualisé et complété les données dressant un tableau de l’apiculture en Belgique. Différentes sources ont été utilisées pour déterminer le nombre d’apiculteurs : nombre de membres des associations, participation à la campagne de lutte contre la varroase, sondages réalisés auprès des apiculteurs, etc. Après analyse des données, il appert que le nombre d’apiculteurs actifs, en 1997, est de 4900 en Flandre et de 3600 en Wallonie, ce qui représente un total pour la Belgique de 8500 apiculteurs. Les enquêtes réalisées permettent de conclure que le nombre moyen de ruches par apiculteur est de 10 en région flamande et de 14 en région wallonne. Cela nous amène à un total pour la Belgique de 99600 ruches. La Belgique ne compte aucun vrai professionnel de l’apiculture. Tout au plus quelques-uns la pratiquent comme activité complémentaire. Le miel belge est essentiellement un miel ‘’toutes fleurs’’ provenant de la flore proche des ruchers (très peu d’apiculteurs transhument). Le climat tempéré belge explique la grande variabilité de la production de miel indigène. En Flandre, la production varie de 9 à 19 kg par ruche en fonction de la région, de l’apiculteur et de l’année. On peut estimer que la moyenne est de 13 kg par colonie de production. En Wallonie, la production moyenne d’un apiculteur varie de 11 à 27 kg par ruche, avec un niveau moyen de 17 kg par colonie. Les apiculteurs performants atteignent cependant des valeurs de 35 à 50 kg par ruche. Cela nous donne une production nationale variant entre 990 et 2130 tonnes (moyenne de 1600 tonnes) qui est largement déficitaire par rapport à la consommation nationale qui s’élève à 6500 tonnes par an. Ce sont donc essentiellement des miels d’importation que l’on trouve dans les magasins. Les apiculteurs, eux, vendent surtout leur récolte en vente directe (famille, voisins, collègues de travail et petits commerces). Les types de ruches utilisées sont relativement peu nombreux. La Dadant, que l’on retrouve dans les deux tiers des ruchers, vient loin devant tous les autres modèles. La Langstroth est, par contre, assez rare chez nous. On lui préfère généralement la WBC dont le volume de corps semble mieux convenir à l’abeille du pays. L’abeille locale reste bien représentée dans les ruchers avec environ 50% de présence. Il s’agit d’une abeille de race noire (A. mellifera mellifera) ayant subi certaines hybridations en fonction de l’environnement local. Les abeilles "Buckfast", élevées depuis un peu plus de 20 ans dans nos régions, occupent déjà une place importante. On retrouve également des abeilles italiennes (A. m. ligustica) et caucasiennes (A. m. caucasica), mais de manière marginale. L'apiculture, branche de l'agriculture, est l'élevage d'abeilles à miel par l'homme pour exploiter les produits de la ruche. L'apiculteur doit procurer à l'abeille un abri, des soins et veiller sur son environnement. Puis, il récolte une partie mesurée de ces produits : miel, pollen, cire, gelée royale et propolis. |